Disclaimer / Avis de non-responsabilité

2015

Vous pouvez consulter le programme définitif du colloque annuel de l’ALCQ, qui s’est tenu dans le cadre du Congrès des sciences sociales et humaines à l’Université d’Ottawa, du 30 mai au 2 juin 2015.

Nelly Arcan  : cherchez la femme : Séance conjointe (l’APFUCC)

Responsables : Christina Chung et Joëlle Papillon

Si Nelly Arcan est passée comme une comète dans le paysage littéraire québécois, elle a laissé une œuvre romanesque intense, qui dissèque de façon impitoyable les relations de séduction ainsi que le rapport dysfonctionnel des femmes à leur corps et à leur apparence. Chez elle, la femme apparaît putain et folle, c’est-à-dire piégée dans un corps dont la sensualité exacerbée vient masquer l’intériorité et empêcher la différenciation d’avec les autres femmes avec qui elle est placée en compétition. Le drame des héroïnes d’Arcan est de ne pas parvenir à se dissocier – si seulement elles pouvaient être la plus belle, la schtroumpfette, éclipser toutes les autres… Mais le corps – même retravaillé par la chirurgie, l’exercice et les privations – échoue à se distinguer ; au contraire, il glisse de plus en plus vers la conformité et ramène inévitablement les personnages féminins dans la série. Nous invitons les participantes et participants à réfléchir à quelques-uns des axes suivants, qui traversent l’œuvre d’Arcan de Putain à Burqa de chair :

 Beauté, image de soi et regard de l’autre
 Amour, désir, plaisir et sexualité
 Inscription du genre sexuel et relations hommes/femmes
 Mascarade, dissimulation et séduction
 Agentivité des femmes et féminisme
 Féminité et sérialisation (Martine Delvaux, Les filles en série, 2013)
 Discours autobiographique, autofiction, fiction : quels masques ?
 De la sororité à la compétition : rapports entre femmes
 Folie, obsessions et figures de l’aliénation
 Mode, discours sociaux et idéal
 Arcan et les médias
 Chirurgie esthétique et homogénéisation
 La prostitution et ses nombreux visages
 Dépression et suicide
 Soumission, domination et manipulation : quels jeux de pouvoir ?
 Famille et filiation

Veuillez s’il vous plaît faire parvenir vos propositions (maximum 300 mots) en français accompagnées d’une courte biographie et d’un résumé de 50 mots en format Word ou RTF à Christina Chung (chungscn@mcmaster.ca) et Joëlle Papillon (papillj@univmail.cis.mcmaster.ca) au plus tard le 15 décembre 2015.

La    littérature    canadienne :    les    40    dernières    années

La revue Studies in Canadian Literature/Études en littérature canadienne, qui a publié son premier numéro en 1976, célébrera son 40e anniversaire en 2016. Ce groupe de discussion spécial sera consacré aux 40 dernières années de production et d’études en littérature canadienne. Cette période a été témoin d’événements et de virages importants dans le domaine, depuis la légitimation de la littérature canadienne en tant que domaine d’études universitaires et l’apparition de phénomènes populaires non universitaires tels que le Combat des livres et le Prix Giller, jusqu’aux importants mouvements littéraires et critiques : le post-modernisme, le post-colonialisme, le nouvel historicisme, les études féministes, les débats sur les canons littéraires, les études autochtones, l’histoire du livre, le transnationalisme, la théorie critique de la race, les études sur la diversité sexuelle (queer studies), la diaspora et, plus récemment, les progrès dans les domaines des sciences humaines numériques et des études écocritiques. Beaucoup de ces changements ont trouvé des échos importants dans des événements politiques et culturels marquants au Canada, comme l’adoption de la Loi sur le multiculturalisme canadien en 1988, les débats sur le libre-échange à la fin des années 1980, la crise d’Oka de 1990, la crise constitutionnelle et le référendum qui a suivi en 1990, le mouvement de redressement des Canadiens japonais, les débats des années 1990 sur la « réappropriation de la voix », la création du Nunavut en 1999, la disparition de nombreuses petites maisons d’édition et librairies canadiennes, et l’abolition par le gouvernement Harper du Programme d’études canadiennes à l’étranger et ses effets néfastes sur les études canadiennes dans le monde. Au cours de cette période, on a assisté à la publication de nombreux textes littéraires révolutionnaires, au choix d’auteurs canadiens pour recevoir plusieurs prix internationaux prestigieux et à la montée en popularité de la littérature canadienne comme sujet d’études à l’échelle internationale, mais aussi au décès de nombreux auteurs et critiques associés aux beaux jours de la littérature canadienne, dont Margaret Laurence, Gabrielle Roy, Robertson Davies, Mordecai Richler, Timothy Findley, Robert Kroetsch, Barbara Godard, Anne Hébert, Northrop Frye, Carol Shields, Mavis Gallant, Gaston Miron, David French, Rita Joe, Farley Mowat et Alistair MacLeod. Jetant un regard sur les 40 dernières années, quelle évaluation peut-on faire des changements survenus au cours de cette période? À quels égards ces années ont-elles été formatrices (ou non) dans l’évolution de la littérature canadienne? Dans quel sens peut-on dégager une suite de changements perceptibles et/ou d’interventions? Quelle est la valeur d’une analyse générationnelle de la littérature canadienne? En quoi la période a-t-elle été marquée par une suite de disjonctions?

Les organisateurs souhaitent recevoir des propositions de communications qui s’intéressent à la ittérature des quatre dernières décennies selon un large éventail d’approches et de points de vue. Nous invitons les propositions de communications portant sur des sujets variés, notamment :

• les changements d’orientation chez les auteurs et/ou la critique au cours des 40 dernières années
• l’importance de la période du nationalisme culturel dans la production littéraire et les études littéraires canadiennes
• la réputation et la célébrité d’auteurs
• l’émergence de nouveaux auteurs au cours de la période
• un regard en arrière et/ou vers l’avenir
• l’influence des médias électroniques et des médias numériques
• le legs du post-modernisme et/ou du post-colonialisme; le « tournant » linguistique
• les nouveaux domaines théoriques apparus au cours de la période, p. ex. la théorie du traumatisme, la théorie de l’affect, le récit de vie, les études sur la mémoire (memory studies), l’écocritique
• les nouvelles configurations du concept de « nation »
• l’essor de la fiction historique
• l’évolution des études en littérature canadienne sur la scène internationale
• les changements dans l’enseignement de la littérature canadienne
• l’évolution de la conceptualisation du régionalisme
• les nouveaux courants de la poésie canadienne
• les changements dans la production théâtrale au Canada
• les discours d’optimisme et/ou de crise

Veuillez envoyer votre proposition de communication (d’au plus 300 mots) accompagnée d’une brève biographie et d’un résumé de 50 mots en format Word ou RTF à Cynthia Sugars à csugars@uottawa.ca ou à Herb Wyile à Herb.Wyile@acadiau.ca avant le 15 janvier 2015. Les présentateurs doivent être membres de l’ALCQ ou de la CALCLALS au 1er mars 2015.

Études en littérature canadienne prépare actuellement un numéro anniversaire qui paraîtra en 2016 et qui portera sur ce sujet. Les essais augmentés tirés des communications présentées dans le cadre de ce groupe de discussion seront considérés en vue de ce numéro anniversaire. De plus, nous célébrerons l’anniversaire à la fois d’ÉLC et de l’ALCQ lors du congrès de 2015. Soyez des nôtres lors du congrès pour savourer un morceau de gâteau d’anniversaire servi en avance!

 

Traduction queer / Traduire le queer : Séances organisées par les membres

Responsables: Domenic Beneventi, Université de Sherbrooke; Jorge Calderón, Simon Fraser University; Nicole Côté, Université de Sherbrooke

La séance ALCQ intitulée «Frontières queer dans les littératures québécoises et canadiennes» cherchait à explorer la notion de frontière en tant que concept discursif pour décrire les multiples formes qu’empruntent les communautés et réalités LBGTQ, qu’elles soient spatialisées, scénarisés, écrites, ou tout simplement vécues ou incarnées. Étant donné l’intérêt particulier suscité par le sujet, nous proposons de poursuivre cette piste et lançons un nouvel appel à communication pour une séance spéciale intitulée Traduction queer / Traduire le queer dans le cadre du Congrès 2015. Nous vous invitons à soumettre des propositions de communications qui examineront l’intersection entre les textes et sujets queer dans les littératures québécoises et canadiennes et les pratiques, méthodologies, et théories de la traduction. Amorcer une réflexion sur l’intersection de la pensée queer et de la traduction en tant que formes de représentations corporelles, textuelles, de transformation, de resignification, de transmission, de rupture, et d’excentricité pourrait s’avérer plus productif dans l’analyse des réalités vécues par les sujets queer de même que par leur «réception» chez les publics, tant queer que non-queer. Le queer et la traduction peuvent produire des effets déstabilisants sur des formes de textualité, de sexualité et de corporéité socialement codifiées et normalisées.

C’est dans ce contexte que nous invitons les chercheurs en littératures québécoise et canadienne, en traductologie et en études queer à explorer les intersections entre la pensée queer et la traduction. Voici une liste non exhaustive des sujets possibles :

• Intersections entre la théorie queer et la traductologie;
• Traduire le corps queer;
• Adaptations queer (cinéma, théâtre, romans en images/roman graphique, performance);
• Le corps queer comme texte (travestisme, tatouage, chirurgie);
• Traduire l’histoire queer;
• Traduire l’intersexualité, l’hermaphrodisme, la transsexualité;
• Traduire le queer dans les classes sociales, la race ou l’ethnicité, la religion;
• Traduire l’ironie, le kitsch, le camp, ou d’autres stratégies textuelles queer;
• Traduire la matérialité queer;
• Traduire le queer dans la Nation;
• Traductions littérales, symboliques et intersémiotiques du queer.

Veuillez faire parvenir vos propositions en anglais ou en français (300 mots), ainsi qu’un résumé (50 mots) et une courte note bio-bibliographique en format Word ou RTF à Nicole Côté (nicole.cote@usherbrooke.ca), Domenic Beneventi (domenico.beneventi@usherbrooke.ca), et Jorge Calderón (calderon@sfu.ca) au plus tard le 1 février 2015.

 

L’espace-temps dans les littératures périphériques du Canada : séance conjointe (l’APFUCC)

Responsables: Ariane Brun del Re, Université d’Ottawa; Isabelle Kirouac-Massicotte, Université d’Ottawa; Mathieu Simard, Université d’Ottawa

Bien que souvent étudiés séparément, l’espace et le temps sont des catégories interdépendantes. Mikhaïl Bakhtin est l’un des premiers théoriciens à souligner cette interdépendance grâce à sa notion de « chronotope », qui désigne « la corrélation essentielle des rapports spatio-temporels, telle qu’elle a été assimilée par la littérature » (237).

Les études portant sur les littératures minoritaires ont pour leur part souvent privilégié l’espace au détriment du temps. D’après François Paré, les « petites » littératures tendraient à « glorifier l’espace » (115), tandis que les « grandes » littératures chercheraient à s’inscrire « dans une pure problématique du temps » (115-116). Comme le montrent les travaux d’Emir Delic (2013), la catégorie temporelle s’avère cependant tout aussi pertinente que la spatiale pour l’analyse des littératures périphériques du Canada. En fait, tel que l’écrivait Robert Yergeau, spécialiste de la littérature franco-ontarienne, « [i]l ne faut pas dialectiser l’espace au détriment du temps ou vice versa, ni brandir l’espace comme symbole de résistance contre le temps » (144).

Dans la foulée des travaux de Bakhtine et de Yergeau, cet atelier propose d’étudier conjointement les représentations de l’espace et du temps dans les littératures périphériques du Canada. Quelles sont les modalités de la (re)présentation de l’espace-temps? La primauté de l’espace sur le temps est-elle toujours d’actualité lorsqu’on parle des littératures minoritaires contemporaines ? Si les littératures franco-canadiennes accordent aujourd’hui une plus grande importance au temps, peut-on nécessairement en conclure qu’elles se perçoivent désormais comme moins précaires ?

L’objectif principal de cet atelier sera donc d’étudier la représentation de l’espace-temps dans les littératures périphériques du Canada. Les sous-thèmes suivants pourraient être abordés :

• Les relations entre les chronotopes et les genres littéraires; les chronotopes et les genres sexuels; les chronotopes et les variétés linguistiques (sociolectes, géolectes et chronolectes) employées dans les textes; etc.
• Les multiples rapports d’assimilation, de transformation ou d’imitation entre l’espace-temps « réel » et l’espace-temps « littéraire ».
• Les différentes façons de représenter l’espace-temps dans les littératures franco-canadiennes et dans les littératures régionales du Québec.
• La possible résurgence d’un espace-temps « sacré » dans les textes contemporains.
• La façon dont certains lieux entraînent une représentation particulière du temps : par exemple, le nord, le désert, la ville, et ainsi de suite.

Les propositions de communication (de 250 mots), avec les coordonnées et une bio-bibliographie de l’auteur, doivent être envoyées aux responsables de l’atelier avant le 15 décembre 2014. Veuillez s’il vous plaît faire parvenir vos propositions (maximum 300 mots) en français ou en anglais, accompagnées d’une courte biographie et d’un résumé de 50 mots en format Word ou RTF à Ariane Brun del Re (abrun103@uottawa.ca), Isabelle Kirouac-Massicotte (ikiro045@uottawa.ca) et Mathieu Simard (msima050@uottawa.ca) au plus tard le 15 décembre 2015.

Textes cités :

Mikhaïl Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, traduit du russe par Daria Olivier, Paris, Gallimard, 1978, 488 p.
Emir Delic, Narrations de soi aux confins du temps : essai d’une herméneutique de la minorité, thèse de doctorat, Université d’Ottawa, 2013, 370 f.
François Paré, Les littératures de l’exiguïté, Ottawa, Le Nordir, collection « Bibliothèque canadienne-française », 2001 [1992], 224 p.
Robert Yergeau, « Questions de temps : regards sur un recueil de poèmes de Gilles Lacombe », Francophonies d’Amérique, 29, 2010, p. 139-157.

 

Le statut d’auteure dans le Canada des premiers temps : Séances organisées par les membres

Responsable : Andrea Cabajsky, Université de Moncton

La récente publication de monographies sur le métier d’écrivaine au Canada du dix-huitième siècle au début du vingtième siècle (Henderson 2003; Chambers 2008; Fiamengo 2008; Gerson 2010) témoigne d’un intérêt grandissant pour l’étude des facteurs esthétiques, historiques, matériels et idéologiques qui ont littéralement façonné la forme, le style et le contenu de la littérature produite par les femmes. Beaucoup de travail reste cependant à accomplir pour approfondir notre compréhension de la condition d’écrivaine, en particulier dans le Canada des premiers temps, alors que les conditions d’écriture en général étaient grandement marquées par des phénomènes à plus grande échelle tels que la loi impériale sur le droit d’auteur, l’émigration massive de travailleurs culturels vers les États-Unis et la Grande Bretagne, de même que l’absence d’une institution littéraire autonome.

Cet atelier vise à réunir des communications se penchant, chacune à sa manière, sur le statut d’écrivaine ou les conditions de réception de la littérature des femmes (individuellement ou collectivement), ou s’employant à repousser les limites de la recherche traditionnelle sur le métier d’écrivaine au Canada, du dix-huitième siècle au début du vingtième siècle. Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) en français ou en anglais, ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF à Andrea Cabajsky (andrea.cabajsky@umoncton.ca) au plus tard le 1 février 2015.

 

L’enseignement et l’apprentissage des littératures au Canada et au Québec : Séances organisées par les membres

Responsable : Kathryn Grafton, University of British Columbia

Paul Martin, dans Sanctioned Ignorance: The Politics of Knowledge Production and the Teaching of Literatures in Canada, note que, alors que les chercheurs et chercheuses mettent volontiers en commun leurs travaux lors de rencontres scientifiques, “we rarely share syllabi or discuss in detail how and why we choose to teach some texts over others” [«nous échangeons rarement à propos de nos plans de cours ni ne discutons en détail comment et pourquoi nous choisissons d’enseigner certains textes plutôt que d’autre»] (xxi).

Cette séance vise à susciter une discussion sur l’enseignement et l’apprentissage des littératures du Canada et du Québec : comment le fait de mettre en commun notre expérience de certains textes, activités ou devoirs spécifiques pourrait nous éclairer quant aux meilleurs pratiques pédagogiques; quelles différences nous observons lorsque nous enseignons un auteur ou un texte dans divers contextes – nationaux, régionaux, aborigènes, postcoloniaux ou de littérature du monde; en quoi la science de l’enseignement et de l’apprentissage influence notre manière de traiter des textes littéraires; quels objectifs d’apprentissage figurent dans nos plans de cours, et comment nous mesurons les acquis. C’est autour de problématiques de ce type que nous vous invitons à soumettre des propositions de communications. Les présentations pourront toucher toute la gamme des cours et unités d’études des corpus littéraires historiques et contemporains canadiens et québécois et elles pourront adopter une diversité d’approches théoriques et pédagogiques, la seule condition était que l’accent soit mis sur l’enseignement et l’apprentissage.

Cet atelier fait partie d’un projet plus vaste, qui se prolongera dans CanLitGuides.ca, dans un atelier à UBC (2016), et dans un numéro spécial de Canadian Literature (2017) portant sur l’enseignement et l’apprentissage au Canada. Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) en français ou en anglais, ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF à Kathryn Grafton (kathryn.grafton@ubc.ca) au plus tard le 1 février 2015.

 

L’être posthumain et l’écriture des femmes au Canada au vingt-et-unième siècle : Séances organisées par les membres

Responsable : Libe García Zarranz, Université d’Alberta

La première décenie du vingt-et-unième siècle a été témoin de la «mort lente» (“slow death”, Berlant 2007) de plusieurs manifestations d’«humanisme» et d’«humanité» et de leur remplacement par de nouvelles conceptualisation du «posthumain» (Braidotti 2013; Wolfe 2009; Bart, Didur, and Heffernan 2003). En raison d’une désillusion mêlée de colère face au comportement des êtres humains qui contribuent activement aux violences structurelles caractéristiques du monde contemporain, la notion de posthumanité a été accueillie comme un paradigme de rechange, à la jonction de l’éthique, du matériel et du social. Comme l’a affirmé de manière convaincante la philosophe féministe Rosi Braidotti : “A posthuman ethics for a non-unitary subject proposes an enlarged sense of inter-connection between self and others, including the non-human or ‘earth’ others, by removing the obstacle of self-centred individualism” [«Une éthique posthumaine pour un sujet non unitaire insiste sur une interconnexion entre soi et les autres, y compris les autres non-humains ou «terrestres», en supprimant l’obstacle de l’individualisme égocentrique.»] (49-50) Par conséquent, au cœur de ce posthumanisme critique, se trouve une rethéorisation des questions de différence et d’agentivité qui accompagnent les discours féministes, antiracistes, postcoloniaux et environnementaux d’hier et d’aujourd’hui.» (Nixon 2011; Ahmed 2004; Said 1993).

Cet atelier vise à réunir des contributions portant une attention particulière aux questions posthumaines posées comme un cadre d’analyse à partir duquel il serait possible de repenser le champ contemporain de l’écriture des femmes au Canada : comment les récentes formulations de la condition posthumaine, dans leur critique des politiques d’exclusion et de la violence systémique, permettent une reconfiguration des frontières éthicopolitiques; comment les écrivaines contemporaines canadiennes contribuent à la mise en place d’une éthique posthumaine en problématisant et redéfinissant toutes sortes de limites au-delà de la simple critique négative.

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots), ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF à Libe García Zarranz (garcazar@ualberta.ca)  au plus tard le 1 février 2015.