Disclaimer / Avis de non-responsabilité

Congrès 2011

Appel à communications (séances organisées par des membres)

L’Association des littératures canadiennes et québécoise (ALCQ)

Université du Nouveau-Brunswick et Université St Thomas
Fredericton, Nouveau-Brunswick
28-30 mai 2011

Migration et mobilité dans les littératures canadiennes et québécoise

Littératures canadiennes et mémoire collective

Cet atelier porte sur les diverses façons dont la notion de mémoire collective est sollicitée dans les écrits canadiens ou dans d’autres produits ou contextes culturels. Nous nous intéresserons plus particulièrement à l’émergence de discours sur la migration et à la mobilité des populations qui donnent forme à une mémoire commune au Canada. Les communications peuvent porter sur toutes les périodes historiques et tous les genres littéraires. Elles pourraient se pencher sur les concepts de « mémoire publique » ou « d’histoire publique »; les pratiques pédagogiques incluant la transgression des frontières disciplinaires; l’héritage et le souvenir de traumatismes découlant de l’impérialisme; la connexion entre la mémoire et les identités collectives (locale, nationale ou mondiale) ou tout aspect de la transmission culturelle et du patrimoine. D’autres questions, telles que l’inscription de la mémoire collective dans les écrits canadiens (tant québécois, canadiens-français, canadiens-anglais, amérindiens que « migrants ») abordée de points de vue divergents ou différents, en lien avec des situations de diaspora ou de colonisation ou encore la façon dont des souvenirs partagés peuvent être contestés par la coprésence de généalogies contradictoires, peuvent être des sujets abordés dans le cadre de cet atelier. Les sujets abordés peuvent être les suivants, ou toute autre question connexe :

  • ruptures dans la mémoire publique
  • l’impact des transformations sociétales, politiques et technologiques sur les cadres conceptuels
  • amnésie collective ou culturelle
  • souvenirs collectifs
  • critique de la mémorialisation collective ou/et des histoires publiques
  • la commémoration historique
  • la consolidation ou la fragmentation nationale
  • mémoire collective et nostalgie collective
  • mémoire et patrimoine ou/et généalogie
  • trauma et amnésie
  • souvenirs inconscients
  • la colonisation et la mémoire
  • la transmission de la culture ou/et la mémoire culturelle
  • mémoire et monstruosité
  • mémoire et sciences
  • mémoire collective et postcolonialisme
  • mémoire collective et mondialisation
  • mémoire et oubli
  • mémoire, secrets et mensonges
  • traces ou/et résidus mémoriels
  • mémoire et psychanalyse
  • réécritures mémorielles
  • objets de souvenir
Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF, aux deux vice-présidentes de l’ALCQ Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) et Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca) ainsi qu’à l’organisateur de l’atelier Tony Tremblay (tremblay@stu.ca) au plus tard le 15 janvier 2011.

La modernité dans les littératures canadiennes anglophone et francophone

L’étude de la littérature canadienne a atteint un point critique de réévaluation dans le contexte universitaire canadien-anglais. Dans le cadre de ce colloque, nous proposons d’aborder les points de recoupement entre les manifestations francophones et anglophones de la modernité au Canada et chercherons à stimuler les collaborations entre universitaires anglophones et francophones en vue de relever les rapprochements et les points de rupture entre les «modernités» des deux langues officielles du Canada. Nous tenterons de déterminer comment un tel processus de réévaluation peut modifier notre façon de considérer non seulement les écrits modernes, mais leur documentation, leur archivage et leur étude. Voici quelques questions auxquelles les auteurs pourront tenter de répondre dans leur communication :

  • Qui étaient les écrivains canadiens-français dont les œuvres étaient marquées d’une esthétique moderne? Comment la culture, l’histoire et la société canadiennes-françaises ont-elles influé sur cette esthétique?
  • De quelles manières peut-on considérer Montréal comme étant un terreau fertile de collaborations interculturelles entre artistes et universitaires francophones et anglophones?
  • La modernité continentale et la modernité anglo-américaine ont-elles eu des répercussions différentes sur la modernité au Canada français et au Canada anglais?
  • De quelles manières les écrivains français de l’extérieur du Québec faisaient-ils preuve de modernité dans leurs écrits?
  • Comment la modernité s’est-elle manifestée dans la traduction des œuvres canadiennes?
  • Quels sont les sites de la modernité canadienne-française? Les œuvres littéraires ont-elles été publiées à grande échelle ou ont-elles plutôt été distribuées au sein de cercles fermés?

Veuillez envoyer une proposition d’environ 300 mots et un énoncé biographique d’une centaine de mots (en anglais ou en français) et un résumé de 50 mots aux deux vice-présidentes de l’ALCQ Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) et Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca) ainsi qu’aux organisatrices de l’atelier  Sophie Marcotte (sophimar@alcor.concordia.ca) et Vanessa Lent (vlent@dal.ca) au plus tard le 15 janvier 2011.

La traversée des frontières dans les littératures néo-brunswickoises

Depuis la relation du premier voyage de Jacques Cartier et de sa description des contacts avec les peuples autochtones du nord du Nouveau-Brunswick en 1534, le Nouveau-Brunswick s’est trouvé au carrefour des écrits canadiens. En 1824, l’écrivaine de Fredericton, Julia Catherine Beckwith Hart, écrivait le premier roman publié au Canada par un écrivain natif d’ici. Deux générations plus tard, Charles G.D. Roberts a inauguré la tradition des récits animaliers au Nouveau-Brunswick alors que Bliss Carman courtisait les lecteurs friands de la nouvelle écriture moderniste avec ses poèmes écrits dans la province. Dans la génération suivante, se démarque le jeune Northrop Frye qui a passé sa jeunesse à étudier à ce qui est à présent le Centre culturel Aberdeen à Moncton et qui était alors son école secondaire, à quelques kilomètres à peine du territoire qui servira de cadre à de nombreux romans et pièces de théâtre de la renommée Antonine Maillet, la première écrivaine non-européenne à gagner le prestigieux Prix Goncourt. Aujourd’hui, The Fiddlehead est le plus ancien magazine littéraire canadien toujours publié et les écrivains néo-brunswickois David Adams Richards, Serge Patrice Thibodeau, Herménégilde Chiasson et France Daigle sont appréciés d’un lectorat grandissant tant au Canada qu’à l’étranger. L’héritage littéraire néo-brunswickois est effectivement des plus riches.

Cet atelier vise à étudier cet héritage littéraire afin de mettre en valeur les littératures néo-brunswickoises. Nous sollicitions donc des propositions de communications, en français et anglais, qui traitent de toute question liée à ces littératures : les auteurs, les thèmes, la réception critique, les mouvements littéraires ou la langue. Nous encourageons particulièrement les chercheurs qui s’intéressent aux mythes de l’insularité et du pastoral démodé qui continuent à être rattachés à l’imaginaire néo-brunswickois à proposer des communications sur ces questions. La tenue du Congrès au Nouveau-Brunswick offre l’occasion rêvée de mener à bien cette investigation de l’imaginaire et de la diversité linguistique des littératures anglo-néo-brunswickoise et acadienne.

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF, aux deux vice-présidentes de l’ALCQ Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) et Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca) ainsi qu’à l’organisateur de l’atelier Tony Tremblay (tremblay@stu.ca) au plus tard le 15 janvier 2011.