Disclaimer / Avis de non-responsabilité

Congrès 2012

Appels à communications (séances organisées par des membres)

L’Association des littératures canadiennes et québécoise (ALCQ) 

Littératures canadiennes et québécoises dans le contexte de la mondialisation

26-28 mai 2012
l’Université Wilfrid Laurier et l’Université de Waterloo
Waterloo, Ontario

Le tourisme littéraire au Canada

Bien que moins connus que les plus paysages littéraires européens renommés, tels que le Stratford de Shakespeare ou le Dublin de Joyce, le panorama canadien a, lui aussi, inspiré de nombreux écrivains dont les œuvres ont, à leur tour, transformé le paysage. Pourtant, jusqu’à maintenant, le tourisme littéraire ne semble pas avoir atteint, au Canada, les proportions mythiques observées ailleurs (exception faite de l’Île-du-Prince-Édouard où l’Avonlea de L. M. Montgomery a engendré une lucrative industrie touristique). Visiter des sites ayant une riche résonance littéraire n’est pas seulement une façon de rendre hommage à la vie et au travail d’un écrivain favori, mais cela peut aussi susciter un sentiment d’appartenance à une culture et un héritage culturel partagés puisque le tourisme littéraire est typiquement lié à la littérature nationale canonique et à l’identité culturelle nationale (ou régionale). Des recherches récentes sur le sujet ont révélé que, traditionnellement, la pratique du tourisme littéraire prend diverses formes telles que l’identification, le marquage et la visite de sites dont la pertinence est principalement biographique −  tels les tombes, les lieux de naissance, les maisons et les ateliers des écrivains − ou l’exploration des lieux géographiques qui figurent dans un ouvrage littéraire ou encore de ceux qui sont associés à l’œuvre d’un écrivain. Cependant, il y a sans doute également place pour d’autres formes moins traditionnelles de tourisme littéraire. Cet atelier réunira des communications portant sur les différentes pratiques du tourisme littéraire au Canada  dans une perspective culturelle, économique,  politique et/ou sociale. Les sujets potentiels incluent :

  • Lecture, voyage et rencontre littéraire
  • Tourisme transatlantique et héritage littéraire
  • Textes emblématiques et paysages
  • Pèlerinage littéraire
  • Littérature et art publique
  • Guides littéraires, atlas et  excursions pédestres
  • Visites littéraires sur le terrain et l’enseignement universitaire
  • Tourisme littéraire et environnement
  • Les formes virtuelles du tourisme littéraire
  • Tourisme littéraire domestique et tourisme littéraire international

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF, à l’organisatrice de la session Brooke Pratt (brooke.pratt@queensu.ca), et aux vices-présidentes de l’ALCQ Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca) et Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca)  avant le 31 janvier 2012.

Re/articuler l’hégémonie bourgeoise au Canada et au Québec

Au cours des trois dernières années les effets néfastes de trente ans de mondialisation néo-libérale sont devenus dramatiquement apparents. Dès lors, le moment semble propice d’explorer les différentes manières par lesquelles la production culturelle et littéraire au Canada et au Québec a reproduit ou contesté l’hégémonie néo-libérale. La session proposée invite à la fois les comparatistes des littératures canadienne et québécoise, ainsi que les spécialistes dans d’autres disciplines et champs d’études à partager leur réflexion sur la question  à partir d’exemples d’oeuvres culturelles, depuis le début des années 1980, qui ont représenté et critiqué la contre-révolution néo-libérale.

Les propositions peuvent s’appuyer sur des approches variées. Par exemple :

  • «Cultural studies», marxiste, néo-marxiste, postmarxiste et anarchiste
  • Analyses féministes, de genre, «queer», et postcoloniales des façons dont la culture néo-libérale a influencé les valeurs et la représentation des identités diverses
  • Comment les études et les théories de «standpoint», sur l’espace, l’environnement, la linguistique, la traductologie, les médias et le cinéma peuvent élucider les discours et les pratiques de l’hégémonie néo-libérale
  • Comment les discours du « Marché », ses « corrections », et d’autres moyens de naturaliser l’hégémonie néo-libérale sont représentés dans les genres populaires (ex. les téléséries; les romans policiers, d’horreur, de science-fiction et d’amour)
  • Comment les sciences sociales comme l’économie politique, l’histoire et la sociologie peuvent aider à la reconnaissance et à la critique des tropes, leitmotivs, types, et cetera, néo-libéraux dans la production culturelle
  • Quels sont les auteurs, philosophes, théoriciens et critiques contemporains qui ont aidé, ou qui peuvent aider, à critiquer l’hégémonie néo-libérale au Canada, au Québec et dans le monde?

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF, à l’organisateur de la session David Leahy (david.leahy@usherbrooke.ca) et aux vices-présidentes de l’ALCQ, Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca) et Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) avant le 31 janvier 2012.

Nouveaux modernismes canadiens: à l’intersection du local et du mondial

Brian Trehearne soutient dans The Montreal Forties que l’on étudie rarement la littérature canadienne en relation avec le modernisme international. Le modèle centre-périphérie qui a longtemps dominé les études modernistes décourageait les analyses cherchant à situer le modernisme canadien par rapport à son contexte international. Comme constate Susan Stanford Friedman, ce modèle suppose que les innovations esthétiques et culturelles des modernistes sont d’abord conçues dans les grandes capitales culturelles européennes ou étatsuniennes pour ensuite être exportées vers les colonies ou les nations postcoloniales où elles existent de façon diluée sous un mode imitatif qu’elle nomme « ‘trickle down’ effects », c’est-à-dire des dérivés de second ordre.

Cependant, l’avènement des Nouvelles études modernistes (New Modernist Studies) nous invite à une re-conceptualisation des modernismes (y compris ceux du Canada) qui ont été marginalisés en tant que dérivés et périphériques, afin de les relire en tant que modernismes locaux légitimes et distincts existant au sein d’un paysage d’interactions mondiales ou en tant que centres qui se constituent dans un rapport réciproque, les uns influençant les autres.

Cette session invite des relectures des modernismes canadien-anglais et canadien-français à travers le prisme des Nouvelles études modernistes (New Modernist Studies) afin de réexaminer leur position au sein des réseaux modernistes mondiaux soit en les considérant en tant que modernismes locaux et/ou en analysant les relations qu’ils entretiennent avec les autres modernismes internationaux qui interagissent avec eux et avec lesquels ils prennent mutuellement forme.

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF, à l’organisatrice de la session Melissa Dalgleish (meldal@yorku.ca) et aux vice-présidentes de l’ALCQ, Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca) et Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca)  avant le 31 janvier 2012.

Le travail, les travailleurs et la « communalité » dans les littératures canadiennes

Quelle est la relation entre le travail et la collectivité? Quelles sortes de communautés – ou quel type de communauté –  sont constituées dans et par le travail et les multiples interactions sociales, matérielles et affectives qu’il permet? Ou le travail est-il, comme le soutient Jean-Luc Nancy, une embûche à la création de la communalité  par son travail de fondation des mythes, des institutions et des projets qui nuisent à sa réalisation, de telle sorte que la communauté, si elle existe, doit être conçue comme le résultat de leur déconstruction, voire du «désoeuvrement» ? Comment les conflits au sujet du travail font ou défont la communauté? Comment les conflits au sujet des communautés, ou ceux au sein des collectivités façonnent-ils notre compréhension du travail et de sa signification? En ce qui concerne la pratique littéraire: comment l’écriture modèle-t-elle et représente-elle des types de travail et de communautés? Plus précisément, comment les auteurs canadiens ont-ils pensé la relation entre le travail et la collectivité dans leurs textes?

Nous sollicitons des propositions de communications de 20 minutes sur les littératures canadienne et québécoise, en tous les genres et de toutes les époques, qui touchent aux questions énoncées ci-haut. Les sujets possibles incluent :

  • « le travail vivant » (Hardt and Negri)
  • travail et plaisir
  • mobilité et migrance
  • la mondialisation et le local
  • le travail agraire et les communautés agricoles
  • les technologies
  • consommateurs et producteurs
  • « la fin du travail » (Rifkin)
  • corps travaillant / corps de travail
  • le militantisme littéraire
  • le chômage
  • faire la grève
  • le travail et les relations de genres (gender)
  • lieux de travail
  • les fainéants (qui regardent le temps passer)
  • les loisirs
  • les journées de maladie
  • les risques, la sécurité au travail et les accidents
  • le travail et l’environnementalisme
  • la gestion et la supervision d’employés
  • les occupations (de toutes sortes)

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF, aux organisateurs de la session Robert Stacey et Jennifer Baker (rstacey@uottawa.ca, jbake060@uottawa.ca) ainsi qu’aux vice-présidentes de l’ALCQ, Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca) et Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca)  avant le 31 janvier 2012.