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Congrès 2013

L’Association des littératures canadiennes et québécoise (ALCQ)

Textes et technologies dans les littératures canadiennes et québécoise

1-3 juin 2013
Université de Victoria
Victoria, Colombie-Britannique

Appel à communications (séances organisées par des membres)

Nouveaux modernismes canadiens: au-delà du centre et de la périphérie

Brian Trehearne soutient, dans The Montreal Forties, qu’il est très rare qu’on évoque la littérature canadienne lorsqu’on aborde la question du modernisme international, notamment parce que le modèle centre-périphérie a longtemps dominé les études modernistes. Comme le constate Susan Stanford Friedman, ce modèle suppose que les innovations esthétiques et culturelles des modernistes sont «d’abord le produit des grands courants culturels de l’Europe et des États-Unis et qu’elles ont ensuite été exportées vers les colonies et les nations postcoloniales… là où elles existent sous une forme diluée et dans une dynamique d’imitation. »

Cependant, l’avènement des New Modernist Studies invite à une réévaluation de certaines conceptions du modernisme (y compris du point de vue du Canada) qui ont été considérées marginales par leur position «périphérique».  Elles nous convient à une relecture du modernisme local comme étant légitime et distinct, existant au sein d’une «constellation plus globale de « centres » qui se constituent et s’influencent mutuellement.»

Cette session souhaite réunir des chercheurs qui proposeront une relecture du modernismes canadien-anglais et de la modernité littératire canadienne-français sous l’éclairage des New Modernist Studies, en les définissant comme des courants modernistes locaux et/ou en situant par rapport à d’autres modernismes internationaux, afin de réexaminer la place qu’ils occupent au sein des réseaux modernistes mondiaux.

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF, à Melissa Dalgleish (meldal@yorku.ca), au plus tard le 15 janvier 2013.

Veuillez également envoyer une copie de votre proposition aux responsables du colloque  de l’ALCQ: Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) et Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca).

Nouvelles poétiques et esthétiques dans les théâtres franco-canadiens de l’Ouest

Les théâtres franco-canadiens de l’Ouest élaborent des stratégies discursives et des esthétiques dont la nouveauté tient à la spécificité des contextes dans lesquels ils sont ancrés.  Les créateurs et créatrices de la marge investissent leur marginalité, en explorent les contraintes et les perspectives pour proposer de nouvelles représentations théâtrales à travers des modalités de production qui leur sont particulières.  Ces modalités peuvent inclure le recours à diverses techniques qui font émerger de nouvelles formes narratives et de nouvelles théâtralités.  Ainsi, l’usage des surtitres a permis aux auteurs franco-canadiens d’explorer les potentialités de leur bilinguisme et de l’hétérolinguisme au théâtre en offrant des traductions qui tiennent compte des divers profils linguistiques de l’auditoire.  Cette séance se penchera sur les techniques de rédaction, de mise en scène et de production qui contribuent à l’élaboration de nouvelles poétiques ou esthétiques théâtrales récemment mises de l’avant dans les théâtres franco-canadiens de la marge.

Faire parvenir vos projets de communication avant le 15 janvier 2013 à Louise Ladouceur à l’adresse suivante : louise.ladouceur@ualberta.ca Veuillez également envoyer une copie de votre proposition aux responsables du colloque  de l’ALCQ: Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) et Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca).

Transformer la dissémination des savoirs au Québec et dans le ROC : Table ronde bilingue

Co-organisée par Littérature canadienne et le Centre de littérature canadienne

Les institutions littéraires canadiennes bilingues comme la revue Littérature canadienne à UBC et le Centre de littérature canadienne à l’Université de l’Alberta font face à des défis croissants liés à la traduction, à la circulation de l’information, aux modes changeants de dissémination des savoirs, et aux frontières poreuses ou fluctuantes entre les discours académiques et populaires. Comment relever ces défis de façon constructive ? Quels rôles sont réservés aux institutions littéraires dans les débats publics afférents ? Revues et centres de recherche sont-ils toujours des entités envisageables de façon bilingue à travers le Canada ? Comment les chercheurs œuvrant dans les deux langues, ou à la croisée des langues, sont-ils en mesure de co-produire des savoirs neufs ? Et quels rôles occupe la recherche accomplie en regard d’autres langues non officialisées ? Pourquoi les figures de l’intellectuel public (comme par exemple Charles Taylor, Roméo Dallaire, Michael Ignatieff, ou Chantal Hébert) tendent-elles à traverser les frontières (linguistique, géographique, culturelle) avec plus d’aisance alors que ceux du monde académique semblent hésiter ? Actuellement la vitesse de la recherche en sciences humaines et la vitesse des développement technologiques sont loin d’être synchrones. À quoi peuvent ressembler les nouveaux rythmes de la recherche ? Comment employer la compression du temps et de l’espace produite par la globalisation à notre avantage ?

Cette table ronde bilingue examinera les moyens de transformer positivement, et de façons créatives, la dissémination des savoirs à travers le Québec et le ROC aujourd’hui.

La table ronde réunira jusqu’à 8 personnes qui offriront de courtes interventions préparées de 5 minutes chacune, lesquelles seront suivies par une discussion en groupe. SVP faire parvenir une proposition de 100 mots maximum à Laura Moss (laura.moss@ubc.ca] et Daniel Laforest (daniel.laforest@ualberta.ca) au plus tard le 15 janvier 2013.

Veuillez également envoyer une copie de votre proposition aux responsables du colloque de l’ALCQ: Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) et Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca).

Chercher l’image dans la poésie canadienne

Dans The Poetic Image, paru en 1947, C. Day Lewis écrivait qu’alors que l’image est «la constante» de toute poésie, «le mot ‘image’ lui-même a conservé une puissance mystique au cours des cinquante dernières années». Depuis le début du vingtième siècle, avec l’émergence de la culture moderne et l’avènement des nouvelles technologies de l’image — comme la photographie, le film, l’ordinateur, etc. —, les poètes se sont de plus en plus interrogés sur le statut de l’image et sur le rôle de celle-ci dans leurs textes. Les poètes canadiens n’ont pas fait exception à cet égard.

Cette session sera l’occasion de se pencher sur la manière dont les poètes canadiens ont envisagé le concept d’«image» et sur les usages qu’ils en ont proposé (images verbales, mentales, perceptuelles, graphiques, photographiques, etc.) depuis le début du vingtième siècle. Les participants sont invités à considérer la manière dont le rôle de l’image dans la poésie canadienne a évolué, la façon dont l’usage de l’image a été adapté aux nouvelles technologies au courant du siècle dernier et/ou la manière dont l’image a influencé le contenu idéologique, esthétique et formel de la poésie nationale.

Les propositions (maximum de 300 mots), ainsi qu’un résumé de 50 mots et une courte notice biographique, doivent être envoyés par courriel avant le 15 janvier 2013 à: Dr. Michele Rackham Hall, Department of English, 310 Dublin St., Traill College, WH 134, Peterborough, ON  K9H 7P4, mrackhamhall@trentu.ca

Merci d’envoyer une copie de la proposition aux responsables du colloque de l’ALCQ: Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca) et Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca).

Outils numériques pour l’enseignement de la littérature canadienne

Le 27 août 2012, la revue Canadian Literature a inauguré le site canlitguides.ca, une ressource en ligne destinée à faciliter la compréhension et l’analyse de la littérature canadienne dans les cours de premier cycle universitaire. Cette ressource repose à la fois des documents d’archives et sur la recherche institutionnelle, avec l’objectif de mener les étudiants à consulter des sources secondaires dans leurs recherches sur les principaux enjeux liés à l’étude de la littérature canadienne. D’autres projets d’envergure comme le Collaboratoire des écrits scientifiques du Canada et Editing Modernism in Canada proposent des outils qui améliorent la manière dont nous interagissons avec les textes canadiens. Comment ces ressources disponibles en ligne changent-elles notre façon d’enseigner la littérature canadienne? Comment peut-on penser l’utilisation de ces outils numériques et des technologies dans les cours de littérature canadienne? Peut-on exiger des travaux de la part des étudiants qui comporteraient une composante numérique, comme un wiki ou un blogue? Nous souhaitons recevoir des propositions qui s’inscrivent dans cet axe de réflexion sur les nouveaux développements de la pédagogie numérique en lien avec l’enseignement de la littérature canadienne.

Prière d’envoyer votre proposition de communication (300-500 mots) à Emily Ballantyne (emily.ballantyne@dal.ca) et à Vanessa Lent (lent@ualberta.ca) au plus tard le 15 janvier 2013.

Merci d’envoyer également une copie de votre proposition aux responsables du colloque de l’ALCQ: Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca) et Sara Jamieson (Sara_Jamieson@carleton.ca).

Les liens qui nous unissent : La précarité, les relations de pouvoir et l’avènement d’innovations technologiques

Beaucoup font valoir que le monde dans lequel on vit est de plus en plus caractérisé par la précarité. L’aspect imprévisible de la vie contemporaine, la peur d’être déchu, ou le risque d’exclusion de l’économie de haute technologie mondiale ont créé un climat d’insécurité depuis les quatre ou cinq dernières décennies au Canada et au Québec. La prose et la poésie contemporaines au Canada et au Québec témoignent d’un profond degré d’altérisation, d’exclusion et de surveillance d’individus vivant dans des conditions précaires. Les vies de nombre de ces individus illustrent les définitions, fournies par les théories sociales internationales, de vies perdues (Bauman), de jeunesse jetable (Giroux) et de la « peur des minorités » (Appadurai). La peur, le manque de confiance et le discrédit sont de plus en plus projetés sur des individus qui non seulement ressentent les effets de cette précarité, mais qui souffrent de cette discrimination.  En retour, ils peuvent parfois projeter des peurs ou des espoirs exagérés sur la technologie. Les représentations fictives d’individus vivant dans la précarité, mais qui sont en dialogue avec la technologie, qu’elles soient modernistes ou contemporaines, révèlent souvent des structures de pouvoir inégales derrière l’avènement d’innovations technologiques. Dans La rivière sans repos, un recueil de Gabrielle Roy, les nouvelles présentent les innovations technologiques comme faisant partie du procédé de la (néo-) colonisation de l’Inuit. Le “don” de la technologie (représenté par le téléphone, l’avion, la radio, et même la chaise roulante) se révèle en fin de compte problématique, si alléchant qu’il paraisse initialement. Quels sont les liens qui rattachent la technologie aux pouvoirs économique et culturel, et comment la littérature et les autres performances du soi et de la communauté expriment-elles la relation entre la technologie et les individus vivant dans la précarité? Cette table ronde invite les analyses de relations de pouvoir derrière la distribution et l’incorporation idéologique de nouvelles technologies, telles qu’elles apparaissent dans les textes, textes sociaux, ou médias.

Les propositions (maximum de 300 mots), ainsi qu’un résumé de 50 mots et une courte notice biographique, doivent être envoyés avant le 15 janvier 2013 à Roxanne Rimstead (rrimstead@sympatico.ca).

Merci d’envoyer une copie de la proposition aux responsables du colloque de l’ALCQ: Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca) et Sara Jamieson (Sara_Jamieson@carleton.ca).

Technologies croisées : sexe, genre, sexualité et espace dans les textes contemporains

La séance que nous proposons lie les notions de sexe, de genre et de sexualité à celles d’espace et de lieux afin de mettre au jour les configurations qui déterminent, aujourd’hui, le départage des espaces entre hommes et femmes. Nous voulons interroger l’espace et les lieux dans des œuvres littéraires québécoises et canadiennes contemporaines (depuis 1990) afin de voir, à travers eux, les conceptions du genre (au sens de gender) qui y sont véhiculées. Si les attributions strictes entre les sexes et les sphères publiques/privées tendent à s’atténuer, les unes et les autres étant invité×e×s à traverser la frontière qui sépare ces sphères (les hommes sont invités à investir les sphères de l’intime, lieu de l’affect, et les femmes sont invitées à investir les sphères publiques, lieu de l’intellect), qu’en est-il des représentations littéraires qui en sont faites ? La sexualité étant par définition un lieu de rencontre entre les sexes (dans un cadre hétéronormatif s’entend), dans quels lieux cette rencontre se déroule-t-elle ? Ces lieux sont-ils marqués par le genre ? Si oui, sont-ils marqués par le masculin ou le féminin ? Et qu’est-ce qui marque ces espaces ? Par ailleurs, quels effets ces espaces marqués ont-ils sur les instances sexuées et genrées que sont les personnages ?

Dans cette série de communications, nous nous attarderons à cette question de départage des espaces et des lieux en focalisant sur la sexualité, posée comme lieu de concentration et d’exacerbation des rapports entre les sexes.

Les propositions (maximum de 300 mots), ainsi qu’un résumé de 50 mots et une courte notice biographique, doivent être envoyés avant le 15 janvier 2013 à Isabelle Boisclair (Isabelle.Boisclair@usherbrooke.ca).

Merci d’envoyer une copie de la proposition aux responsables du colloque de l’ALCQ: Sophie Marcotte (sophie.marcotte@concordia.ca) et Sara Jamieson (Sara_Jamieson@carleton.ca).