Disclaimer / Avis de non-responsabilité

Congrès 2010

Sessions organisées par des membres

Congrès des sciences humaines

28, 29 et 30 mai 2010
Université Concordia
Montréal, Canada

Colloque annuel de l’ALQC 2010

Explorer les connexions dans les littératures du Québec et du Canada

L’exclusion spatiale dans les littératures canadienne et québécoise
Domenic A. Beneventi, CELAT-UQAM

Depuis les années 60, la théorie de l’espace a eu un effet marquant sur la critique littéraire et sur les études culturelles. La notion de l’espace comme processus social complexe de Lefebvre, les recherches de Massey sur le lien entre l’espace et le genre, les travaux de Harvey et Sennett sur les classes sociales, le capital et le corps dans le contexte spatial, ainsi que les « micro-espaces » du domicile et de l’architecture employés par Bachelard nous offrent de nouveaux outils théoriques pour réfléchir à la question de la représentation, la justice sociale, la citoyenneté et du pouvoir de l’État. Par conséquent, cela a donné lieu à des discussions sur le corps et les espaces situés sur le plan matériel et historique, permettant ainsi une meilleure compréhension de la complexité de l’espace – construit par les forces sociales, historiques, économiques ainsi que par les traces psychologiques et sociales qui ont un impact sur le corps dans divers espaces.

Cette séance porte sur les intersections entre le corps et l’espace dans les littératures canadienne et québécoise. Elle permettra de savoir plus précisément comment les discours sur la nation font partie intégrante des inscriptions symboliques, sociales et politiques des corps. En examinant le désaveu historique et le cloisonnement spatial du corps de l’Autre (selon sa « race », sa classe sociale et son genre), nous pourrions ainsi mieux cerner les pratiques d’exclusion en cours dans les espaces politiques, sociaux et imaginaires canadien et québécois. Si le Canada a été (trop souvent) défini par son immense paysage, que peut vouloir signifier ce paysage au-delà d’une représentation dématérialisée d’un « caractère » national ? Comment l’espace est-il utilisé de manière stratégique par une majorité dominante en vue de manifester le pouvoir de l’État et/ou utilisé de manière subversive par les groupes marginalisés à cause de leur classe sociale, leur appartenance ethnique et leur genre tout en résistant à ces mesures et récits restrictifs? Quels sont les liens entre les espaces spécifiques et les expériences vécues, de même que les subjectivités incarnées de ceux qui occupent ces espaces ?

Veuillez envoyer vos propositions de 300 mots, y compris le titre, votre affiliation universitaire, vos coordonnés et une courte biographie à : domenic.beneventi@mac.com.

Modernisme «émergent» et «défunt» au Canada et au Québec

Dans la décennie passée, l’étude du modernisme a commencé à distinguer entre les differents périodes du mouvement. En particulier, les premières vagues de l’activité moderniste, ou le modernisme « émergent », est clairement distingué du modernisme « défunt, » là où nous voyons la fin du modernisme et les départs dans la littérature de postmodernisme. Bien que ces distinctions aient été faites pour des études modernistes transnationales, le modernisme au Canada et au Québec n’a pas été nécessairement traité avec le même soin.

Nous invitons les papiers qui explorent des articulations du modernisme émergent, du modernisme défunt, ou des papiers qui étudient les raccordements entre les deux catégories littéraire-critiques pendant qu’ils s’appliquent au Canada et au Québec. Par exemple, comment nous expliquons l’apparition tardive du modernisme au Canada et au Québec par rapport au modernisme transnational? Comment lisons-nous les différentes étapes du modernisme au Canada et au Québec en tant que refléter en particulier une perspective Canadien ou Quebecois sur la modernité? Les papiers peuvent se concentrer sur les textes spécifiques ou peuvent aborder des soucis théoriques pour l’étude des literatures modernistes au Canada et au Québec.

Bien vouloir envoyer vos propositions de communications à Vanessa Lent : VN246574@dal.ca et Bart Vautour : bart@dal.ca.