Disclaimer / Avis de non-responsabilité

JEAN DELISLE, MSRC, trad. a., term. a., est diplômé de la Sorbonne Nouvelle (Paris III). Chercheur indépendant depuis 2007, il a été traducteur et réviseur au Bureau de la traduction du gouvernement du Canada (1971-1974), puis professeur à l’École de traduction et d’interprétation de l’Université d’Ottawa (1974-2007) et directeur de cette École de 2000 à 2006.

L’histoire et la pédagogie de la traduction sont ses deux champs de recherche. La vingtaine d’ouvrages qu’il a publiée au cours de sa carrière, seul ou en collaboration, est consacrée à l’avancement des connaissances en histoire de la traduction ou au renouvellement des méthodes d’enseignement de la traduction.


HISTOIRE DE LA TRADUCTION

Ses travaux en histoire ont d’abord porté sur le Canada : Les interprètes sous le régime français, 1534-1760, thèse de maîtrise, UdeM, 1975, Au cœur du trialogue canadien, 1984, et Les alchimistes des langues, 1990. Avec Paul A. Horguelin (professeur honoraire, Université de Montréal), il a contribué à donner une nouvelle impulsion à ce champ de recherche au pays. C’est d’ailleurs à cette fin qu’il a publié un instrument de recherche La traduction au Canada / Translation in Canada (1987).

Ses activités de recherche en histoire de la traduction ont débordé le contexte canadien. Nommé en 1990 président du Comité pour l’histoire de la traduction de la Fédération internationale des traducteurs (FIT), il s’est employé à regrouper les historiens de la traduction dans le monde en publiant en 1991 un Répertoire mondial des historiens de la traduction / International Directory of Historians of Translation. Depuis 1999, ce Répertoire est accessible sur le Web : artsites.uottawa.ca/jdelisle/repertoire/. Il n’est plus mis à jour toutefois.

Il a aussi coordonné un vaste projet d’histoire thématique de la traduction qui a abouti en 1995 à la publication de l’ouvrage Les traducteurs dans l’histoire (2e éd., PUO, 2007; 3e éd., PUL, 2014). Ce collectif est disponible en versions anglaise (Translators through History, Ottawa, 1995), arabe (Koweit City, 2006), portugaise (Os tradutores na história, Sao Paulo, 1998), espagnole (Los traductores en la historia, Medellín, Colombie, 2005) et roumaine (Traducatorii in istorie, Timisoara, 2008). Une version chinoise est en cours et doit paraître en 2016 ou au début de 2017.

Jean Delisle a coordonné les ouvrages Portraits de traducteurs (1999) et Portraits de traductrices (2002), les premiers du genre en traduction. Ces collectifs s’inscrivent dans le prolongement des Traducteurs dans l’histoire. Six portraits extraits de ces deux ouvrages ont été traduits en espagnol et publiés à Medellin sous le titre Retratos de traductoras y traductores (2010). La traduction a été coordonnée par Martha Pulido directrice du Grupo de Investigación en Traductología, Escuela de Idiomas, Universidad de Antioquia (Colombie).

En 2007, il a publié aux Presses de l’Université d’Ottawa un dictionnaire, La traduction en citations (2007), premier ouvrage du genre, qui renferme plus de 3000 citations sur la traduction. Le dictionnaire est préfacé par Henri Meschonnic. Traduction partielle en espagnol. La traduction en citations / Citas de traducción, dans Mutatis Mutandis, vol. 1, 2013, 19 p. (Première partie). En ligne. Coordonnatrice de la traduction : Martha Pulido.

Une deuxième édition du dictionnaire La traduction en citations doit paraître en mai 2017 aux Presses de l’Université d’Ottawa.

En 2008 est paru chez Linguatech éditeur La terminologie au Canada : Histoire d’une profession. Cette rétrospective historique traite de la genèse de la profession, des deux courants terminologiques dominants — aménagiste et traductionnel –, de la reconnaissance professionnelle, de l’école québécoise de terminologie, de la formation et des publications. Une place de choix est réservée aux grandes banques de terminologie.

Son plus récent ouvrage, rédigé avec Alain Otis de l’Université de Moncton, et publié aux Presses de l’Université Laval en 2016 s’intitule Les douaniers des langues. Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967. Postés à la frontière du Canada anglais et du Canada français, les « douaniers des langues », les traducteurs fédéraux, ont contribué au redressement de la langue française au sein des institutions fédérales, noué des relations étroites avec les détenteurs du pouvoir et animé la vie culturelle de la capitale. Ils sont aussi à l’origine des premières associations professionnelles, de la traduction littéraire et de l’enseignement de la traduction au pays. Certains d’entre eux, enfin, figurent parmi les pionniers de l’interprétation parlementaire.


PÉDAGOGIE DE LA TRADUCTION

Sa thèse de doctorat, soutenue à la Sorbonne Nouvelle – Paris III) et publiée en 1980 sous le titre L’analyse du discours comme méthode de traduction, a été traduite et adaptée en anglais (1988), en chinois (1988), en espagnol (1997) et en turc (2001). La traduction raisonnée (1993 ; 2e éd., 2003; 3e éd., 2013) en est le prolongement. Cette méthode fait la preuve qu’il est possible de donner un enseignement universitaire de qualité en structurant les cours de traduction professionnelle autour d’objectifs d’apprentissage clairement définis et en leur assortissant des exercices d’application variés. Le manuel est utilisé dans toutes les écoles de traduction au Canada et dans certaines écoles à l’étranger.

Ses travaux en pédagogie ont aussi montré l’importance du métalangage en enseignement de la traduction. En 1999, il a codirigé avec Hannelore Lee-Jahnke (Genève) et Monique C. Cormier (Montréal) un ouvrage quadrilingue Terminologie de la traduction, Translation Terminology, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung (Amsterdam, John Benjamins). Une vingtaine de pédagogues de huit pays a collaboré à la réalisation de cet outil pédagogique, le premier du genre en traduction.

Ce glossaire raisonné est disponible aussi en afrikaans (Hatfield, Pretoria), en arabe (Beyrouth), en chinois (Beijing), en finnois (Turku), en galicien (Vigo), en grec (Athènes), en italien (Milan), en néerlandais (Amsterdam), en polonais (Poznan), en roumain (Cluj-Napoca, Casa Cartii), en russe (Minsk) et en turc (Ankara). Des traductions en d’autres langues sont en préparation.

Avec la conception et la réalisation du logiciel Didak, Histoire de la traduction / History of Translation, il a exploré les applications des nouvelles technologies à l’enseignement de l’histoire générale de la traduction. Ses travaux ont abouti à la conception d’abord d’un CD-ROM, puis d’un DVD réalisé avec la collaboration de l’informaticien, Gilbert Lafond. Constamment mis à jour et amélioré, ce DVD a été diffusé partout dans le monde. Ce projet a pris fin en 2016.


Aux Presses de l’Université d’Ottawa, Jean Delisle a dirigé de 1979 à 2006 trois collections d’ouvrages sur la traduction, collections dont il est le fondateur : « Cahiers de traductologie » (1979-1988), « Pédagogie de la traduction » (1993-), « Regards sur la traduction » (1997- ).