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Les articulations mémorielles au cinéma

Posted by lamacs On février - 28 - 2012

Les articulations mémorielles au cinéma

Vendredi 02 Septembre – Samedi 03 Septembre 2011
Université d’Ottawa, Canada

Téléchargez le <a href="programme en PDF ou le planning en français ou en anglais.

Cet atelier interdisciplinaire et bilingue français/anglais a pour thème les articulations mémorielles dans les cinémas africains, noirs et diasporiques. Les représentations de la mémoire sont indissociables des questions de la représentation des identités et des articulations identitaires parce qu’elles ne parlent pas seulement du passé, mais renvoient aussi à des constructions présentes du passé. Dans nos sociétés de plus en plus multiculturelles, les représentations audiovisuelles de la mémoire semblent questionner autant les identités individuelles (Histoire de Sable de Hyacinthe Combari 2004; Corps plongés de Raoul Peck 1998; Ezra de Newton Aduaka 2006) que collectives (Camp de Thiaroye de Sembène Ousmane 1988; Cartouches gauloises de Medhi Charef 2006); Africa United d’Éric Kabera 2010). Avec ces exemples, le cinéma serait un médium d’enregistrement à travers lequel
se « reconstruiraient », voire « s’interprèteraient » des articulations mémorielles complexes, trans-temporelles.

Presentations

Chez moi

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

2005

Mariette Monpierre
Mariette Monpierre est productrice et réalisatrice. Elle a obtenu un Master de Média et Langages à l’Université de la Sorbonne et au Smith College (Massachusetts, USA). Elle vit à New York. Elle a débuté sa carrière comme productrice pour BBDO NY avant de réaliser des documentaires (Sweet Mickey for President) et des films de fictions (Rendez-Vous).

Chez moi (2005 ; 5’00). Luna, une petite fille métisse de 10 ans et demi, se bat violemment avec un camarade avant que sa mère, Bernadette,
ne l’arrache de la bagarre sans un mot. De retour à la maison, Bernadette ne desserre pas les dents, provoquant une réelle angoisse chez sa fille. Qu’est ce que la mère reproche à sa petite fille?

Désarticulations provisoires

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

Conférencier en clôture

George Lang
George Lang est Professeur émérite de Littérature comparée à l’Université d’Ottawa (Canada). De 2004 à 2009, il a été Doyen de la Faculté des Arts, de l’Université d’Ottawa. Il a notamment écrit sur la littérature et la poésie africaines.

Trois questions émergent à travers l’examen immédiat du thème principal de cet atelier et certainement une quatrième qui est liée à la traduction. Qu’est-ce qui est et qu’est-ce qui n’est pas de nature mémorielle? Comment est articulée la mémoire ou comment est-elle déployée au cinéma? Existent-ils des moyens particuliers ou des modes de construction spécifiques de la mémoire dans les cinémas africains et pour quelles fins ceux-ci seraient-ils manipulés? Cette dernière question invoque, néanmoins, une autre: Y-a-t-il un objet autonome? Elle demande de comprendre si un objet autonome nommé ‘cinéma africain’ existe ou quelles seraient les perspectives théoriques avec lesquelles on pourrait l’appréhender ou si, en empruntant à V.Y. Mudimbé, celles-ci ne restent-elles pas à inventer?

Estamira, Gabriel, et Moacir

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

Les mémoires irraisonnées de l’héritage noir dans le cinéma brésilien contemporain

Hudson Moura
Hudson Moura enseigne à Ryerson University (Canada). Il a réalisé plusieurs films expérimentaux
et documentaires en numérique.

La parole comme discours sur le sujet “en action” est vue en relation avec le contexte social, marqué par des tensions. Ces tensions sont présentes dans trois voix noires qui racontent l’histoire brésilienne dans une perspective particulière. À travers les discours mythiques, prophétiques, l’imaginaire fantastique, et les tentatives artistiques, ces voix expriment leur propre monde afin de ré-enregistrer leur propre histoire et leur vision du monde. Ces trois voix distinctes, de façon “subversive” et marginale, ré-installent l’héritage noir dans l’histoire du Brésil, un héritage dont elles sont pleinement conscientes et qu’elles remémorent toujours à leur auditoire. Cette présentation analysera la présence et la légitimité des discours de la diaspora noire dans le cinéma brésilien contemporain.

Mémoires des esclaves, mémoires des esclavagistes

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

Le traumatisme de la dette haïtienne

Cilas Kemedjio
Cilas Kemedjio est Professeur agrégé en Études Françaises et Francophones à University of Rochester (USA).

À partir de la conceptualisation de l’impossibilité de dire, écouter ou taire le traumatisme, cette présentation analysera comment les rapports entre Haïti et la France, hantés par le traumatisme né de la réparation imposée par cette dernière en 1825, bloquent l’émergence de toute mémoire partagée pouvant fonctionner comme lieu de conciliation entre les deux pays. En quoi l’autisme de la partie française serait symptomatique de ce que Glissant appelle« la mémoire des esclavagistes » alors que la faim de dire qui caractériserait la partie haïtienne serait le signe d’une “mémoire des esclaves”. L’analyse aura à l’esprit
la difficulté qu’éprouvent les Haïtiens, victimes ou bourreaux, à dire la mémoire des traumatismes récents et plus particulièrement des ravages du duvaliérisme.

Le cas Pinheiral

Pedro Simonard
Pedro Simonard est Professeur agrégé à l’Université de Laval (Canada). Il est l’auteur de plusieurs films documentaires et de publications majeures sur les représentations artistiques et culturelles de l’histoire des Noirs au Brésil et les théories anthropologiques.

La communauté Pinheiral jongueira est célèbre au Brésil. Ses participants, pour la plupart des Afro-brésiliens, ont développé des projets et des activités éducatives basées sur le « jongo ». Cette communication montrera comment les éléments et les caractéristiques du « jongo » ont été sélectionné par les chefs de la communauté Pinheiral jongo.

Traumatisme historique

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

Lire l’esclavage dans les archives cinématographiques

Michael Martin
Michael Martin est Professeur au Département de Communication, Culture et Études Américaines à Indiana University (USA). Il est également le Directeur du Black Film Center à Indiana University.

Cette communication se focalisera sur la mémoire, son historicité et son importance au cinéma et dans la lecture d’un traumatisme historique. Il s’agira aussi de questionner la pertinence de la mémoire dans un projet global. Cette présentation se focalisera sur la représentation cinématographique de l’esclavage dans les sociétés coloniales. Deux films serviront d’exemples à cette démonstration : Queimada! (1969) du défunt réalisateur italien, Gillo Pontecorvo_ et La Rue Cases-Nègres (1982) de la réalisatrice martiniquaise, Euzhan Palcy.

La traversée du Léthé

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

Pierre Kadi Sossou
Pierre Kadi Sossou est enseigne au Département de Langues et Littératures Modernes à l’Université d’Ottawa (Canada) et coordinateur de la Chaire de recherche du Canada en transferts littéraires et culturels. Il s’intéresse notamment à la littérature et aux cinémas du continent africain et du Brésil.

En nous basant sur certains films commerciaux, entre autres L’homme sans passé d’Aki Kaurismäki, After life de Hirokazu Koreeda et _Atlântico negro de Renato Barbieri, cette communication proposera une analyse philosophique de l’art cinématographique. Il s’agira de jeter la lumière sur quelques enjeux de la mémoire et de la réminiscence qui surgissent lorsqu’un sujet humain est transporté physiquement, de gré ou de force, d’un espace à l’autre, d’un continent à l’autre, et eschatologiquement de la vie terrestre à la vie éternelle. L’analyse de ces enjeux se fera dans le prisme du mythe platonicien de la traversée du Léthé.

Épistémologie du processus mémoriel

Posted by lamacs On février - 27 - 2012


Éric Méchoulan
Éric Mécoulan est Professeur de Littérature Française à l’Université de Montréal (Canada). Ses recherches se focalisent sur les représentations du temps au cinéma et dans la littérature.

Cette présentation portera sur une épistémologie des processus mémoriels dans des situations d’oralité ou d’écriture en tâchant de dégager à la fois dans les cas historiques et dans les conceptualisations que l’on peut en tirer les conflits potentiels qui les agitent.

Du documentaire à la fiction historique

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

Les variations mémorielles dans les films sur Lumumba réalisés par Raoul Peck

Blandine Stefanson
Blandine Stefanson est Chercheure invitée à l’Université d’Adelaide (Australie). Elle travaille actuellement sur le cinéma africain des régions francophones.

Marc Ferro et d’autres chercheurs déclarent que les films peuvent relater l’histoire de façon convaincante tout en contournant l’exactitude historique. Quel rôle la mémoire jouera-t-elle dans la sauvegarde de l’histoire à l’écran si elle ne vérifie pas les faits évoqués dans les images et les dialogues? Cette communication examine comment Raoul Peck utilise sa mémoire affective et intellectuelle dans ses deux films consacrés au premier dirigeant élu du Congo: Lumumba la mort du prophète (documentaire, 1991) et Lumumba (biopic, 2001).

En ce temps-l à Souvenirs

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

des derniers jours de la colonie du Kenya, 2009

Donald McWilliams
Donald McWilliams est un réalisateur anglais qui débute sa carrière cinématographique en 1971 après avoir passé plusieurs années dans l’enseignement. Il réalise son premier documentaire en 1973 (Impressions of China). Au fil du temps, les films de Donald McWilliams deviennent de plus en plus expérimentaux. En 1999, il est nominé aux Oscars pour le film Sunrise over Tiananmen Square.

En ce temps-Là: Souvenirs des derniers jours de la colonie du Kenya clôt une trilogie de films autobiographiques de Donald McWilliams. Rigueur historique et lyrisme caractérisent ce journal filmé d’une singulière beauté qui marie des photos rapportées d’Afrique par McWilliams lui-même, une animation originale et des images d’archives. Il en résulte un compte rendu éclairé de la rébellion Mau-Mau, un épisode parmi les plus controversés de l’histoire de l’empire britannique déclinant.

Âme noire

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

2000

Martine Chartrand
Martine Chartrand, née à Montréal, a étudié les sciences humaines et le graphisme au Cégep Ahuntsic, puis les beaux-arts à l’Université Concordia. Elle a rejoint l’ONF comme coloriste. Après avoir obtenu un certificat en enseignement, et tout en poursuivant ses activités d’affichiste et d’illustratrice, elle a realisé son premier film (T.V. Tango, 1992).

Âme noire (2000; 9’47) est un film poétique sur la mémoire. Il convie le spectateur à une plongée au coeur de la culture noire, à un rapide et exaltant voyage à travers les lieux qui ont marqué l’Histoire de ces peuples. Le récit que transmet une vieille dame à son petit-fils fait défiler sous nos yeux une succession de tableaux peints directement sous la caméra.

La mémoire comme engagement

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

L’importance des histoires personnelles dans les cinémas africains sub-sahariens

Sheila Petty
Sheila Petty est Professeure d’Études des Médias et membre associée de la Faculté d’Ingénierie et de Sciences Appliquées à Regina University (Canada).

Cette communication expliquera comment la mémoire est évoquée dans six films à travers une chronologie du cinéma africain : Soleil O de Med Hondo (Mauritanie/France, 1969), Xala de Ousmane Sembene (Sénégal, 1975), Les Yeux bleus de Yonta de Flora Gomès (Guinée-Bissau, 1992), Hyènes de Djibril Diop Mambéty (Sénégal 1992), Faat Kiné de Ousmane Sembene (Sénégal, 2000) et La Nuit de la Vérité de Fata Regina Nacro (Burkina Faso, 2004).

Mehdi Charef

Posted by lamacs On février - 27 - 2012

Une mémoire de la guerre d’Algérie (tout) contre une histoire inventaire

Djemaa Maazouzi
Djemaa Maazouzi est doctorante à l’Université de Montréal (Canada) et coordinatrice scientifique du Centre de Recherches sur l’Intermédialité.

Entre histoire (personnelle) vécue et histoire inventaire (à enseigner), Cartouche gauloises (2006) tranche avec le reste de la filmographie de Mehdi Charef. Ce film s’avère être à la fois le lieu de l’oubli impossible du passé indigène et celui d’une affirmation identitaire postcoloniale réclamant une econnaissance en France. Son discours trouve un écho dans une certaine relecture de l’histoire coloniale, en France mais aussi en Algérie.

Dans le film Histoire de Sable (2004) de Hyacinthe Combari

Karine Bertrand
Karine Bertrand est doctorante en Études Cinématographiques à l’Université de Montréal (Canada). Elle s’intéresse aux cinémas autochtones canadiens. Elle est également l’auteure de plusieurs capsules documentaires réalisées lors du Forum Social Mondial de Dakar en 2011.

À travers une analyse thématique et esthétique du court-métrage documentaire Histoire de Sable, (2004) de Hyacinthe Combary, il s’agira d’illustrer comment la mémoire d’un peuple peut être préservée par des individus (ici un Burkinabé) ayant quitté sa terre natale pour s’installer en Occident. Puis, comment la parole se positionne-t-elle comme l’un des facteurs essentiels de la narration, à travers le déploiement progressif d’un dialogue interculturel esquissant l’ébauche d’une mémoire commune. Enfin, sur le plan purement technique, comment le montage crée-t-il un espace-temps qui contribue à abolir les frontières entre deux peuples?

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